Accélérateurs de transformations, Economie locale & Entreprises

Les actualités du Local for good pour imaginer, produire et partager l'innovation à impact sur les territoires.

Les territoires confirment leur rôle d’accélérateurs des transformations | Les Echos

L’écologie constitue l’un des trois piliers du plan de relance annoncé début septembre par le gouvernement. Au même titre que la compétitivité et la cohésion, la transition vers une économie plus verte fait office de priorité et se voit attribuer une enveloppe de 30 milliards. Une manne destinée notamment à accélérer la décarbonation de l’industrie, le renouveau agricole ou encore les circuits courts, autrement dit la consommation locale. Faut-il voir dans cette politique un fléchage accentué vers les territoires pour changer d’échelle dans le zéro impact ? « Cela illustre la prise de conscience, également constatée dans les entreprises, du rôle des écosystèmes territoriaux dans l’économie à impact », observe Fabien Nadou, professeur associé en développement territorial et économie régionale à l’EM Normandie, spécialiste de la spatialisation des activités économiques. […]
Quelle que soit la solution choisie, il s’agit de prendre en compte les spécificités territoriales. « Dans la quête de développement durable, le copier-coller ne peut pas fonctionner : ce qui a marché à un endroit n’est pas un gage de succès ailleurs », insiste Fabien Nadou, ajoutant que « ce sont les ressources propres à un territoire qui doivent être transformées en atout ». Pour sa part, Bernard Gainnier constate que « l’approche régionale est perçue comme un levier durable dans toutes les Régions ». « Partout en France est en train de s’opérer un enchevêtrement entre entreprises, communes, métropoles, départements, instituts de recherche… pour redéfinir le rôle de chacun et reconstruire une dynamique locale de performance à long terme », conclut le dirigeant de PwC.

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Pour les Francais, le « durable » passera par l’économie locale | Les Echos

Plus flou que jamais, l’horizon de la sortie de crise laisse toutefois entrevoir une petite fenêtre de clarté : un interstice qui mène tout droit vers une économie plus sociale, plus écologique, plus responsable… plus soutenable. C’est en tout cas le souhait d’une majorité de Français. Au vu d’un sondage OpinionWay pour « Les Echos » et BNP Paribas, le développement d’un modèle durable constituerait le moyen le plus efficace pour lutter contre les effets négatifs de la mondialisation (selon 67 % des répondants), contre le risque climatique (66 %), contre le chômage (55 %) et contre les inégalités sociales (51 %). « Depuis l’électrochoc du Covid 19 et face à un futur compliqué, l’économie à impact est perçue comme une sorte d’eurêka : elle n’est plus le problème, mais devient une solution « tout en un » un peu miraculeuse », analyse le sociologue Ronan Chastellier. […]

Autre enseignement de ce sondage : la volonté de construire un monde d’après dans les territoires. En effet, 84 % des personnes interrogées estiment que la relocalisation constitue un gage de coopération entre l’Etat, les régions, les villes et les entreprises, sur le chemin de la durabilité. « Le message est clair : les Français veulent augmenter la dose d’économie locale », résume Ronan Chastellier, voyant dans cette quête de « localisme » une envie de lien social et d’approche holistique. « Cela renvoie à un certain symbolisme : dans l’imaginaire des Français, les relocalisations évoquent l’authenticité, la pollinisation croisée… autant de choses qui ont des effets vertueux », décrypte le sociologue. […]

Egalement plus perceptible, la conviction que « l’union fait la force » arrive en tête : 33 % des personnes interrogées soutiennent que les mutations en faveur du long terme doivent être portées « par tous les acteurs sans distinction ». « On ressent un fort besoin d’énergie collective. C’est la fin de l’approche séquentielle, en silos », souligne Ronan Chastellier. Enfin, la pandémie, et la cascade d’impacts sociaux et économiques qui en ont découlé, semblent avoir amorcé un mouvement de fond : 58 % des Français affirment que la crise est « une opportunité de développer localement l’économie durable ». « Dans le contexte actuel, on perçoit malgré tout une vraie lueur d’optimisme », décrypte le sociologue, ajoutant que « les Français avaient besoin d’un déclencheur comme la crise du coronavirus pour enfin embrayer et sortir d’une forme d’immobilisme ».

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L’entreprise va-t-elle sauver le monde ? | Le Monde

Véritable virus sémantique, le « good » se répand aujourd’hui à une vitesse accélérée. Regardez autour de vous : ce qualificatif anglo-saxon évoquant indistinctement le « bien » et le « bon » est accolé à tout un tas de produits, de services, de projets, qu’il labellise de son empreinte morale. Quand la marque alimentaire Sogood « enchante la pause déjeuner des super-actifs avec des produits savoureux, sains, éthiques », les Galeries Lafayette, La Redoute ou encore le BHV proposent, sous l’étiquette « Go for good », des biens censés avoir un impact moindre sur l’environnement, soutenir la production locale et contribuer au développement social.

D’après l’étude « In Brands We Trust », publiée par l’agence Edelman en 2019, les Français sont désormais 70 % à choisir, éviter ou boycotter une marque selon ses prises de positions sociétales, contre 50 % en 2017. Bonne nouvelle : jusqu’alors obnubilées par le profit et aveugles aux effets négatifs engendrés par leur action (pollution, inégalités…), les entreprises ambitionnent désormais de sauver le monde.

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