Armature territoriale, Modèle & Relance

«Les villes moyennes sont la nouvelle armature territoriale de la France» | Le Figaro

Les 350 villes moyennes qui structurent la France, préfectures ou sous-préfectures – appelons-les «villes d’équilibre» – sont les sous-jacents de cette ambition. L’intérêt stratégique de ce maillage est précisément de former une armature régulière, solide et homogène sur l’ensemble du territoire. Elle constitue autant de points d’ancrage pour coordonner et faire converger les services auxquels les Français aspirent. Leur géographie est un gage d’équité. Beaucoup de ménages, d’entrepreneurs ou d’élus sont contrariés par le silence de l’État sur l’avenir d’une maternité, d’un lycée ou d’une gare. Stabiliser une armature sur la durée est par conséquent une condition essentielle. Indispensable pour restaurer la confiance, pour stimuler des initiatives locales et pour réenclencher sereinement les investissements de long terme, privés et publics, dont nos territoires ont besoin.

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« Le modèle métropolitain est un héritage du vieux monde » | Le courrier des Maires

Il faut interroger la métropolisation à plusieurs titres. C’est une impasse environnementale lorsqu’on sait que les grandes villes sont les premières destructrices de la couche d’ozone à travers la formation des îlots de chaleur. C’est une impasse sociale aussi, évidemment. A force de dire que le monde sera métropolitain quand bien même nous n’arrivons pas à construire suffisamment de logements, les investisseurs ayant des actifs à placer spéculent sur les seuls marchés immobiliers urbains. Les grandes villes deviennent des « assets » financiers, ce qui rend tout de suite les lendemains plus compliqués pour les classes moyennes et modestes menacées d’exclusion, idem pour les employés à faible niveau de qualification. Enfin, la métropolisation qui est réputée être intimement liée à la croissance est, en réalité, une impasse économique. Lorsqu’elle se fait contre le reste du territoire comme c’est le cas aujourd’hui, elle fragilise nos « avantages comparatifs » dont nous avons tant besoin pour tirer notre épingle du jeu dans la mondialisation. La puissance de l’offre française provient de son enracinement comme je l’expliquais déjà dans « Mon village dans un monde global. » Notre économie nationale est en train de s’appauvrir.

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Relance : le temps de la ville moyenne | La Tribune

Les circuits courts, l’alimentation saine, l’économie du réemploi et du recyclage, la diffusion d’une culture du vélo, la valorisation énergétique ou l’isolation constituent des mailles connues de développement et de réussites pour ces territoires. Pour accroître les effets du plan de relance sans précédent en discussion à l’Assemblée, elles doivent être renforcées. À l’image d’expériences au Canada ou au Japon, des sociétés de développement commercial mobilisent entreprises et associations de quartiers autour de « banques de commerces vides » pour diminuer la vacance. En France, des villes dynamiques utilisent monnaies complémentaires et des préemptions ciblées pour accroître l’impact de la consommation sur le tissu local. Demain, avec la généralisation du Très-Haut-Débit, la voiture autonome, nous améliorerons la compétitivité globale des villes moyennes. Les utilisations du foncier seront optimisées dans sa capacité naturelle à rendre des services écosystémiques. Par exemple, l’arbre réduit certes l’impact des pollutions mais sa capacité à se substituer à des réseaux classiques pour filtrer l’eau reste encore sous-estimée.

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