Attractivité, Dynamisme & Complexité

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Face à la pandémie, l’attractivité retrouvée des petites villes pourrait être le remède aux déserts médicaux | Le Monde

Difficile de trouver des éléments positifs dans les douze derniers mois que nous venons toutes et tous de passer face à la pandémie. Le personnel hospitalier, en première ligne dans ce combat, peut témoigner de la violence de cette lutte. Pourtant, même dans ce monde des soins, cette bataille contre le Covid-19 a fait émerger une tendance qui pourrait bien, à terme, être source d’espoir.

Les Françaises et les Français, confrontés au confinement et au couvre-feu, ont souffert dans les grandes agglomérations, privés de sorties, dans un nombre restreint de mètres carrés, et loin de la nature. Et une tendance a commencé à émerger, corroborée par les statistiques immobilières : une envie de ville à taille humaine, proche des campagnes, des montagnes, des littoraux, des lieux où le lien social n’est pas un vain mot.

Une envie de s’installer dans ces petites cités, rendue désormais possible pour beaucoup grâce à la généralisation du télétravail et à la numérisation accrue imposée aux entreprises pour raisons sanitaires face au virus.

Pour la première fois depuis des décennies, le mouvement inexorable de concentration dans les grandes villes pourrait s’inverser. Les petites agglomérations qui souffraient de voir leur population s’étioler progressivement, leurs commerces fermer les uns après les autres, les services à la population, services publics ou privés, se réduire comme peau de chagrin, pourraient bien retrouver des couleurs, de l’attractivité et leur charme être ainsi redécouvert.

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Quelles sont les 30 villes moyennes les plus dynamiques en France ?  | Le Figaro

Quelles sont les villes les plus dynamiques de France ? C’est la question à laquelle répond le palmarès réalisé par Villes de France, l’association d’élus fédérant les villes moyennes, et Mytraffic, un logiciel européen spécialisé dans l’analyse du flux piéton. Au sommet de ce classement, qui recense les 30 villes moyennes avec la plus forte fréquentation depuis le début de la crise sanitaire, se hissent Villefranche-sur-Saône, Chambéry et Pau. […]

Ce sont en effet des facteurs qui participent à maintenir ou augmenter le dynamisme des communes, indique l’étude. Si les villes moyennes ont vu leurs centres décliner au profit de la périphérie avec le développement des zones commerciales, pavillonnaires et des zones d’activité bénéficiant d’un foncier moins cher, certaines communes ont entrepris de lutter contre ce phénomène. Et ce sont elles qui se retrouvent dans ce palmarès.

«Les décideurs publics ont désormais pris conscience que l’avenir des cœurs de ville réside dans leur capacité à remplir plusieurs missions : on y consomme, on y habite, on s’y promène, on s’y cultive, on y étudie, on accède aux services publics. Avec ces atouts, les villes moyennes recommencent à faire rêver», se réjouit Caroline Cayeux, présidente de Villes de France et maire de Beauvais.

Ces communes sont notamment parvenues à faire revenir des commerces «locomotives» dans leurs centres-villes comme les cinémas ou enseignes nationales qui leur préféraient jusque-là la périphérie. Autre point souligné par l’étude, ces villes ont à la fois développé «l’accès et le stationnement en voiture» tout en renforçant «les expériences de piétonnisation de places ou d’artères commerçantes». La rénovation du patrimoine historique et l’implication des commerçants ont aussi joué un rôle important.

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L’abandon des territoires par l’Etat, une réalité complexe | Le Monde

Deux approches différentes mais qui, toutes deux, portent sur les inégalités de développement des territoires, une question majeure dont la crise des « gilets jaunes » a montré toute l’acuité. D’une part, le rapport de l’Institut Montaigne, cercle de pensée d’inspiration libérale, rendu public jeudi 11 mars, qui pourfend la concentration des richesses dans les métropoles. De l’autre, l’ouvrage de Laurent Davezies, expert des mécanismes du développement territorial, L’Etat a toujours soutenu ses territoires (112 pages, 11,80 euros), publié début mars au Seuil dans la collection « La République des idées ». A priori, leur analyse part d’un constat commun : celui d’une concentration économique et démographique en région parisienne et dans les métropoles. Mais les conclusions divergent nettement.

L’Institut Montaigne évoque dans son rapport « un pays déséquilibré ». « Notre conviction est que la France, sur le plan collectif, ne gagne pas à cet effet de concentration », explique-t-il. Il propose des pistes pour amorcer le développement économique dans ce qu’il appelle les territoires « épars ». Ce phénomène de métropolisation ferait de la France le pays « le plus polarisé » des trente-sept pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). « Alors que les aires métropolitaines représentent, en moyenne et sur une longue période, 51 % de la croissance du produit intérieur brut par habitant, les quinze plus grandes métropoles françaises représentent 81 % de la croissance hexagonale », souligne le rapport.

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