Bactéries, Nourrir & Paysans-chercheurs

Pour nourrir la Planète, il y aurait plus efficace que l’agriculture | Futura Planète

Il s’agit de produire des protĂ©ines monocellulaires (SCP) grâce Ă  un processus de fermentation Ă  partir de levures, bactĂ©ries ou microalgues, alimentĂ©es en eau, en dioxyde de carbone et en nutriments (mĂ©thane, Ă©thanol, sucres…). Ces protĂ©ines monocellulaires vont ensuite servir Ă  produire un aliment Ă  haute teneur en protĂ©ines.

Toutes ces start-up avancent le mĂŞme argument : ce procĂ©dĂ© est bien plus Ă©conome en ressources naturelles que l’agriculture classique. Et c’est ce que confirme aujourd’hui l’Ă©quipe de scientifiques dans la revue PNAS. « La production alimentaire occupe actuellement plus d’un tiers de la surface terrestre de la Terre et exerce dĂ©jĂ  une importante pression environnementale », font valoir les auteurs.

Et, avec la croissance dĂ©mographique combinĂ©e Ă  l’augmentation de la production animale, l’offre alimentaire pourrait vite atteindre ses limites. Selon la FAO, il faudra, d’ici 2050, augmenter la production de cĂ©rĂ©ales de 43 % et la production de viande de 135 % pour rĂ©pondre aux besoins, le tout sans augmenter de plus de 20 % les surfaces cultivĂ©es. Bref, le besoin de trouver des sources de nourriture alternatives apparaĂ®t plus que nĂ©cessaire.

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L’agriculture bio et locale pourra nourrir l’Europe en 2050, selon une étude scientifique | Reporterre

L’équipe de chercheurs a identifié trois leviers pour nourrir l’Europe sans recourir aux engrais de synthèse ni augmenter la surface de terres cultivées. Le premier est un changement global de régime alimentaire. En moyenne, les Européens consomment aujourd’hui deux tiers de protéines animales pour seulement un tiers de protéines végétales. 80 % de la production agricole est par conséquent consacrée à l’alimentation du bétail. Cette proportion pourrait être considérablement réduite si la population européenne optait pour un régime méditerranéen. En consommant davantage de légumes et de céréales que de viande et de fromage, « nous aurions besoin de moins produire, ce qui permettrait de le faire de manière moins intensive », explique Gilles Billen.

Autre levier : reconnecter la culture et l’élevage. L’Europe est aujourd’hui constituée de régions agricoles hyperspécialisées. La Bretagne concentre ainsi la plus grande partie des porcs et des bovins français, tandis que l’Île-de-France produit en grande majorité des céréales, précise le chercheur. Réinstaller les élevages à proximité des terres agricoles permettrait de recycler les déjections animales en fumier, et donc de s’émanciper des engrais de synthèse. « On imagine mal aujourd’hui des trains ou des camions remplis d’effluents d’élevage transportant du fumier entre différentes régions », note Gilles Billen. Le retour à la polyculture élevage permettrait également d’en finir avec l’importation de soja pour l’alimentation des animaux, l’un des principaux moteurs de la déforestation en Amérique latine. « La taille du cheptel dans chaque région doit être calibrée sur les ressources en fourrage que permet le territoire. »

L’équipe de chercheurs préconise enfin de généraliser les rotations des cultures (que pratiquent déjà les agriculteurs bio) afin d’enrichir les terres de manière naturelle.

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« Nous travaillons à créer le statut de paysan-chercheur » | France Agricole

Pour soutenir la transition écologique, il est essentiel de commencer par fi­nancer les avancées réalisées par les agri­culteurs eux-mêmes. C’est dans cette optique que nous travaillons actuellement à faire reconnaître le statut de paysan-chercheur, afin que les pionniers qui ont pris tous les risques et sont allés au bout de leur démarche ne soient plus oubliés. Leurs savoirs doivent être diffusés au plus grand nombre.

Au sein de l’association Pour une agriculture du vivant, qui réunit tous les acteurs de la filière, nous nous efforçons donc de faire reconnaître et valoriser cette expertise par la mise en place d’une nouvelle source de financement. Avec l’aide de nos avocats spécialistes partenaires et d’agriculteurs pionniers, nous sommes plus précisément en passe de solliciter un rescrit fiscal auprès de l’administration, afin de faire valoir la situation des agriculteurs. C’est en cours. Nous visons son déploiement à compter de 2022.

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