Cinéma, Clubbing & Patrimoine

«Aller au cinéma doit redevenir un temps de fête dans la vie des Français» | Le Figaro

Par ailleurs, c’est remettre en avant deux notions, à commencer par la qualité. De même que l’on insiste en permanence sur le «bien manger», pourquoi ne pas insister sur le «bien regarder»? Un film au cinéma est d’une qualité bien supérieure à un film sur MacBook. L’altérité ensuite: au même titre que l’on dénonce en permanence l’obsolescence des relations sociales et l’individualisation de la société française, pourquoi ne pas défendre le cinéma comme un moment d’altérité, où vous êtes confrontés dans une salle à d’autres individus que ceux de votre cocon familial?

Par conséquent, défendre le cinéma, c’est, bien au-delà de la Covid, défendre une vision de la société. Défendre les petites salles au même titre que l’on défend les commerces de proximité. Défendre le cinéma au même titre que l’on défend un bon repas.Par ailleurs, il faut que les cinémas, notamment les plus petits, soient prêts à accueillir demain une nouvelle population aux nouvelles aspirations et sensible aux enjeux écologiques. Si arrive prochainement une horde d’urbains dans les zones rurales où il fait bon vivre, soit pour anticiper un nouveau confinement soit pour anticiper le réchauffement climatique, il est probable que la difficulté à avoir la 4G chez eux rende difficile le visionnage d’un film ou d’une série toute la nuit. Le petit cinéma, avec une ou deux salles, à quelques kilomètres de là, sera là pour les accueillir, car sera leur seule issue. De plus, on sait que nos comportements numériques ne font pas bon ménage avec la transition écologique. Les box internet qui tournent constamment en veille représentent 1 % de la consommation électrique française, et 4 % des gaz à effet de serre (soit davantage que le transport aérien civil) sont liés au numérique et à l’explosion de la connectivité. Le cinéma apparaît donc comme un loisir d’avenir quand on nous demandera de réduire notre activité numérique comme on nous demande de réduire nos déplacements en avion.

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Pour sauver la nuit, faut-il des « zones d’urgence temporaire de la fête » ? | Usbek et Rica

On sait qu’à priori, les clubs ne pourront rouvrir avant début 2021, explique-t-il. « On a besoin d’un protocole du futur de la fête qui soit le même d’un département à un autre », des lieux qui « garantiraient la sécurité des publics sur la base des recommandations de l’État », par exemple avec des sas de décontamination, le port du masque imposé, voire la possibilité de se faire dépister. Dans les faits, le producteur imagine la mise à disposition, auprès des clubs, des producteurs, des collectifs et DJs, d’énormes chapiteaux – installés sur des terrains appartenant aux communes – ouverts sur les côtés « de manière à ce que l’air puisse circuler et qui permettraient une distanciation naturelle ». Pour que le public se répartisse dans l’espace et ne se regroupe pas en avant-scène, « les artistes pourraient être au centre du chapiteau ».

À ceux qui se récrieront que les fêtes, c’est trop dangereux, le producteur réplique : « Il faut arrêter de prendre les gens pour des crétins. Quelqu’un qui va faire la fête peut très bien se dire, ok, pendant 15 jours, j’évite de faire la bise à mes grands-parents. Et la billetterie permet le traçage des gens. En cas de démarrage de cluster, il est très facile de savoir qui était présent ».

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Restaurer le patrimoine local : petits moyens, grands enjeux | Ouest-France

Tailleurs de pierres, ferronniers d’art, vitraillistes, architectes, guides conférenciers… Au total, 35 000 emplois dépendent directement de la préservation et de la mise en valeur du patrimoine.  Des emplois durables, non délocalisables  , insiste Guillaume Poitrinal, président de la Fondation du patrimoine. D’autant que 90 % des TPE/PME spécialisées dans la restauration sont des entreprises locales.

Mais où trouver les fonds nécessaires pour lancer les chantiers, alors que les collectivités territoriales ont été mises dans le rouge par le confinement ? La sénatrice Sonia de la Provôté appelle à une réorientation du Loto du patrimoine vers le patrimoine de proximité.

Stéphane Bern, qui chapeaute cette loterie, plaide quant à lui pour la création d’un « service d’assistance à la maîtrise d’ouvrage » destiné aux petits porteurs de projet, souvent freinés par la complexité et la lourdeur des démarches administratives.

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