Collectivités actionnaires, fracture territoriale & innovation durable

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Après l’Etat-stratège, vers des « collectivités-actionnaires » ? | Courrier des maires

En matière de développement économique, les collectivités ne jouent plus seulement un rôle d’aménageurs mais aussi, parfois, de financiers pour renforcer les fonds propres des entreprises. Plusieurs régions mais aussi quelques agglomérations investissent indirectement ou directement dans des PME et ETI locales, dans une logique de « capitalisme territorial », notamment dans le cadre de la relance. L’intérêt ? Aider les structures stratégiques dont la croissance a pu être perturbée par la crise sanitaire et économique à réinvestir voire à pivoter vers des modèles plus résilients.

Outre les dizaines de milliards mis à disposition des entreprises par l’Etat depuis le début de la crise sanitaire, régions et agglomérations ont aligné des centaines de millions d’euros, principalement sous forme de prêts et d’avances remboursables. Une première réponse utile pour éviter des dépôts de bilan et une explosion du nombre de licenciements, qui a néanmoins accru l’endettement du secteur privé. Et qui fait craindre le pire aux décideurs anticipant le jour où l’économie ne sera plus sous cloche… « Agence régionale des investissements stratégiques », « Breizh Rebond », « Capital Grand Est » ou encore « Reboost » : de l’Occitanie aux Hauts-de-France en passant par la Bretagne, des régions ont choisies, dans ce contexte, d’élargir leurs palettes d’interventions économiques. 

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La fracture territoriale, enjeu économique, enjeu démocratique | La Tribune

La fracture territoriale s’est longtemps résumée à la seule partition Paris / province. Le fameux ouvrage de Jean-François Gravier, « Paris et le désert français », paru en 1947, avait acté de ce décrochage progressif entre une capitale prospère et dynamique et des régions marquées par l’exode rural entamées dans les premières années de la révolution industrielle du 19° siècle.

A cette partition binaire s’est progressivement substitué, depuis la fin des 30 glorieuses, un autre déséquilibre, entre quelques grandes métropoles et le reste des territoires. C’est le phénomène de métropolisation, la concentration, observée sur toute la planète, des activités économiques autour de quelques grandes métropoles. Si elle n’est pas propre à la France, la métropolisation y est cependant plus marquée qu’ailleurs. La France est ainsi de loin le pays le plus polarisé de l’OCDE. Les 15 grandes métropoles françaises ont contribué depuis 2000 à 81 % à la croissance du PIB par habitant, contre 51 % pour l’ensemble de l’OCDE, et par exemple, un peu moins de 40 % en Allemagne. […]

Ce qui se joue là n’est pas seulement économique ; l’enjeu est aussi démocratique. Nombreux sont les auteurs qui ont analysé que cette mise à distance économique était aussi une réelle fracture culturelle. James Goodhart dans « The road to somewhere », distinguait les gagnants de la mondialisation, qui peuvent vivre et travailler n’importe où -les anywhere- et ceux qui restent attachés à un mode de vie et un territoire déterminés -les somewhere-. Christophe Guilluy, dans « La France périphérique » avait prédit à peu près exactement la crise des gilets jaunes. Le Brexit, le vote contestataire, sont autant de signaux auxquels il faut être attentif à quelques encablures de l’élection présidentielle. Que l’on se promène dans les centres des villes moyennes : tous ces commerces vacants sont autant d’évidences immédiates de la réalité des territoires.

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Destination innovante durable : Nantes parmi les 9 villes pilotes | Actu Nantes-Saint-Nazaire

Officiellement lancé en mars dernier par France Congrès et Événements, avec le soutien du Secrétariat d’État au tourisme, le label « Destination Innovation Durable » valorise les engagements sociaux, environnementaux et économiques des politiques touristiques des villes, en particulier en matière de gouvernance, de mobilités durables, de consommation responsable, d’inclusion, ou encore de protection du patrimoine. Une démarche qui concerne aussi bien tourisme d’affaires que le tourisme d’agrément.

Première ville française élue Capitale verte de l’Europe, Nantes est aussi la première destination française à avoir intégré le Global Destination Sustainability Index (GDS), un programme d’amélioration des performances visant à rendre l’industrie du tourisme d’affaires et des événements plus durable. Avec ses deux équipements majeurs labellisés ISO 20121 et près de la moitié de son parc hôtelier éco-labellisé, Nantes est un terrain propice pour des événements responsables et durables, qui prennent en compte les enjeux d’alimentation, de gestion des déchets ou encore de consommation énergétique.

Les 8 enjeux du référentiel Destination innovante durable :
РD̩ployer une gouvernance ouverte et transparente
– Renforcer la mobilité durable pour s’inscrire dans la trajectoire neutralité carbone à 2050
– Favoriser la consommation responsable et lutter contre le gaspillage
– Faire du tourisme un moteur de l’inclusion
– Valoriser l’économie et protéger le patrimoine de la destination
– Mobiliser les ressources pour favoriser l’innovation durable dans le secteur touristique
– Impliquer les touristes, les professionnels et les organisateurs d’événements dans la dynamique durable
– Apporter une attention spécifique à la sécurité des publics

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