Friches, Publicité & Mobilité

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Il y a une vie après les friches | La Gazette des communes

Sur les 100 000 hectares de foncier en déshérence que compte la France (2), les sites localisés dans les grandes métropoles ont un fort potentiel de développement, car la pression foncière y est forte. Mais toutes les friches ne peuvent donner lieu à des projets urbains, « parce qu’il n’y a pas de marché ou que les contraintes – pollution, bâti amianté, plan de prévention des risques – sont trop fortes, poursuit Marc Kaszynski. Ce foncier hors marché peut être porteur d’un autre type d’usages que l’immobilier, par exemple lié à la préservation de la biodiversité ».

Les friches sans projet immobilier représentent le nouvel enjeu de la reconversion. « On a tout intérêt à y envisager des usages alternatifs, transitoires ou non, voire une dépollution de longue durée telle que la phytoremédiation, pointe Laurent Chateau, chargé de mission au service friches urbaines et sites pollués de l’Agence de la transition écologique [Ademe]. Sinon, on risque que s’instaure un cercle vicieux, faute d’entretien : dégradations, squats. La responsabilité du propriétaire peut être engagée en cas d’accident lié à une occupation sauvage du site. » Sans compter que, si la friche reste à l’état de terrain vague, elle déprécie le quartier. « Toute friche peut avoir un projet d’usage, qu’elle rencontre ou non le marché », assure quant à lui Marc Kaszynski.

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Le paysage, les ploucs… et la publicité | PAJ

Loin d’être anodin, le panneau publicitaire n’est pas qu’une image défigurant le paysage. Comme le rappelle le collectif Paysages de l’après-pétrole, il « vise l’efficacité instantanée de slogans simples, voire simplistes, messages du besoin immédiat qui nous transformeront en acheteurs potentiels. En un clin d’œil, il capte l’attention et marque les mémoires, réduisant notre capacité de concentration devenue de plus en plus courte, notamment chez les enfants. (…) Il vampirise l’attention (…). » On ne peut y échapper. Il repose sur la « répétition de séquences, déjà vues, reconnues et mémorisées ». Il « occulte la réalité du présent en nous projetant dans un avenir rêvé fait d’un « toujours plus » d’objets, sécrétant l’insatisfaction permanente de manquer ce paradis commercial (…) ». Plus sournoisement, « le panneau publicitaire fait partie d’un arsenal plus global. Il promeut un projet de société fondé sur les forces du marché, la privatisation et la consommation (…). Il surimpose (au paysage) une pseudo urgence asservie à la consommation ».

Lutter contre les panneaux publicitaires, n’est donc pas uniquement se battre contre leur laideur ; il s’agit de s’opposer à ceux qui réduisent l’humain à sa capacité de production ou de consommation, à défendre un projet de société dont l’humain – dans ce qu’il est de plus vaste – est le cœur, à redonner de l’importance à l’attention, la découverte, la poésie, le paraitre et la beauté, à « mettre des noms sur les choses, les êtres vivants, reconnaitre nos émotions, en sentir la subtilité et la fragilité, en comprendre l’histoire et la subjectivité partagées qui nous font appartenir à une culture esthétique commune. » Par là-même, responsabiliser, puisqu’il est difficile de préserver ou de faire évoluer sans considérer que « nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants2 (Antoine de Saint-Exupéry) ». C’est aussi préparer un monde où la sobriété des besoins devra inévitablement remplacer la gabegie des ressources.

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[Rapport] Mobilités dans les espaces peu denses en 2040 : un défi à relever dès aujourd’hui | Sénat

Enjeu climatique, transformation des modes de vie et du rapport au travail, nouvelles technologies : l’environnement de nos mobilités connaît un bouleversement à la fois rapide et profond. Dans un rapport proposant de « mettre les nouvelles mobilités au service de tous les territoires », publié fin 2018, la délégation à la prospective du Sénat mettait en garde contre l’approfondissement d’un redoutable système de mobilité à deux vitesses : performant et accessible dans les espaces denses, faible et coûteux dans les espaces peu denses.

La délégation à la prospective a approfondi ses travaux sur cette question en examinant les dynamiques à l’oeuvre hors des grandes agglomérations, les nouvelles attentes en matière de déplacements, en particulier de déplacements du quotidien, et les initiatives prises localement par les collectivités territoriales, encouragées dans le nouveau contexte législatif de la loi d’orientation des mobilités (LOM) à se saisir de la question et à innover, dans un cadre fait d’incertitudes et de changements rapides, accélérés encore par la crise de la Covid-19 et le développement du télétravail.

La réduction des déplacements subis sera permise par une meilleure planification des espaces et des temps couplée à une amélioration de l’accessibilité aux services, en organisant la réflexion et la gestion de l’offre sur de vastes bassins de mobilités correspondant aux usages. Loin d’opposer modes collectifs et individuels la priorité est bien d’optimiser les modes « lourds » et structurants (ferroviaire lorsqu’il existe, lignes de bus régulières à haut niveau de service) en organisant vers eux des systèmes de rabattement par un bouquet de solutions à adapter aux caractéristiques et priorités de chaque territoire. Dans ces espaces où la voiture représente plus de 80 pour cent des déplacements du quotidien, sa décarbonation est une exigence et sa socialisation (covoiturage, autopartage, transport à la demande, transport solidaire) relève de l’évidence. Les mobilités actives y ont bien sûr toute leur place et doivent être encouragées considérant que la moitié des déplacements du quotidien font moins de 3 km.

Soulignant que rien ne se fera sans moyens financiers, sans organisation, ce nouveau rapport de la délégation à la prospective dégage huit scénarios possibles pour les mobilités dans les espaces peu denses et très peu denses, huit chemins qui pourront être empruntés pour diversifier la mobilité dans nos campagnes et en faire un élément supplémentaire de leur attractivité.

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