Imaginaire, Responsabilité & Ethique

Décoloniser notre imaginaire, avec Mariette Darrigrand, sémiologue | Les Eclaireurs

« Les mots nous gouvernent. » Ă€ chaque naufrage social, Ă©conomique, et mĂŞme politique, la puissance des mots-images ressort. « Crise », « transition », « fin », « catastrophe »… Des mots dont les sous-entendus nous astreignent Ă  penser le monde par des prismes spĂ©cifiques, comme celui du court-terme ou du conflit des Ă©poques.

Ce paradigme du court-terme (« court-termisme », dirait-on, s’il fallait rendre philosophique cet ensemble de pratiques) a tendance Ă  mettre l’accent sur ce qui n’est plus. Ce focus sur la prĂ©tendue mort des choses nous empĂŞche d’apprĂ©hender l’avenir avec justesse parfois, ou avec enthousiasme, toujours. Un enthousiasme qui pourrait pourtant simplement s’inspirer de la nature : alors que les concepts bien humains de crise, de catastrophe, de transition et mĂŞme d’Ă©poque poussent Ă  la panique Ă  chaque Ă©volution, la nature nous propose le mouvement des saisons, le printemps.

Le lyrisme serait aussi un Ă©cueil pour la pensĂ©e. Savoir jongler entre l’amour des mots et le règne de l’intellectuel, zigzaguer entre mythos et logos, en Ă©vitant la doxa, retrouver la subtilitĂ©, pour enfin dĂ©coloniser notre imaginaire.

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[Podcast] Pascal Demurger et la responsabilité politique de l’entreprise | ZeVillage

Pascal Demurger est le directeur général du groupe MAIF. Ancien élève de l’ENA, haut fonctionnaire au ministère des Finances, il rejoint le groupe mutualiste en 2002 où il engage une importante mutation de l’entreprise. Patron très médiatique, auteur d’un livre qui résume sa vision entrepreneuriale, il nous parle de la mise en place du télétravail à la MAIF, des impacts de la Covid-19, d’engagement de son entreprise dans une politique sociale et environnementale, de social washing et du rôle politique de l’entreprise.

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Face aux crises, il est urgent de penser une éthique des métiers de la communication | Socialter

Autrement dit : il s’agit de développer ensemble, chacun dans son instance, son agence, son institution ou sa spécialité, de nouveaux savoirs et savoir-faire en communication pour affronter la crise des médiations.

Interrogeons-nous sur nos méthodes, sur nos finalités – notre rôle est-il de favoriser l’autodétermination ou l’acceptabilité des mesures ? –, sur nos outils – parfois très consommateurs en énergie ou destructeurs de l’environnement… – et sur les conséquences d’une campagne d’information.

Posons-nous les bonnes questions : face aux crises, que peut faire le secteur de la communication, dans toute sa diversité ? Comment mettre en œuvre une politique d’éco-communication ? La communication « positive » est-elle une nouvelle démarche pour faire face à ces défis ou bien devons-nous faire toute sa place à la complexité ? Qu’est-ce qu’une communication transparente et loyale ? Est-ce que communiquer est nécessairement simplifier ? Comment toucher les publics vulnérables ? Comment faire face à l’incertitude scientifique ?

Autant de questions que nous pouvons aborder de manière pluridisciplinaire, au croisement de l’entreprise, de la recherche, de la philosophie et de l’éthique du soin.

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