Impact, Souveraineté & Grandir

La notion d’impact des entreprises vient remplacer celle de performance | La Tribune

Les entreprises doivent rĂ©-ausculter leurs gisements de valeurs et contributions positives Ă  la sociĂ©tĂ© pour devenir rĂ©siliente et retrouver leur utilitĂ©, leur sens comme leur prospĂ©ritĂ©. Elles ne peuvent plus simplement servir leurs clients et leurs actionnaires (silo), mais doivent dĂ©velopper des visions Ă©co-systĂ©miques d’elles-mĂŞmes prenant la pleine mesure de leurs diffĂ©rentes chaĂ®nes d’impact et de valeur(s), pour devenir robustes et durables. La notion d’impact vient remplacer celle de performance.

Si les audits de responsabilitĂ© sociale (RSE) ont favorisĂ© la prise de conscience et la mesure de ces externalitĂ©s, cette Ă©valuation doit devenir le cĹ“ur de la refondation stratĂ©gique des modèles organisationnels et Ă©conomiques, en tandem avec une rĂ©flexion sur leur mission, raison d’ĂŞtre et utilitĂ© publique (notion de purpose difficile Ă  traduire).

La labellisation des « entreprises Ă  mission » (Loi Pacte, 2019) et des B-Corp sont des processus  qui peuvent aider les entreprises Ă  rĂ©-explorer en profondeur leurs gisements de valeur pour rĂ©inventer leur modèle d’affaire et leur modèle social.

La notion Ă©mergente d' »entreprise gĂ©nĂ©rative » se prĂ©sente aussi comme une alternative Ă  l’entreprise « extractive ». Marjorie Kelly en propose une architecture de propriĂ©tĂ©s intĂ©ressante: vocation vitale (vs. vocation financière) ; propriĂ©taires engagĂ©s (vs. actionnariat fantĂ´me) ; gouvernance centrĂ©e sur la mission (vs pilotage automatique des marchĂ©s financiers) ; financeurs partenaires (vs finance « casino ») ; chaĂ®nes de valeurs Ă©thiques (vs valeur de marchandise)

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Présidentielle 2022 : avec la crise sanitaire, l’idée de souveraineté industrielle ressort des cartons | Le Monde

A droite, les candidats déclarés ou supposés à l’élection présidentielle rivalisent déjà de propositions pour « réindustrialiser » la France afin de lui rendre sa « grandeur », s’inspirant plus ou moins ouvertement des idées défendues par Donald Trump durant sa présidence des Etats-Unis. « Une grande nation est une nation industrielle », martèle Xavier Bertrand, premier à s’être lancé dans la course, dans un entretien aux Echos, où le mot « industrie » apparaît pas moins de 17 fois.

« La réalité de la désindustrialisation est devenue manifeste au moment où on attendait les conteneurs arrivant de Chine », affirme de son côté Laurent Wauquiez, dans Le Figaro, défendant carrément une forme de protectionnisme, une idée devenue selon lui « taboue à droite ». Les élus Bruno Retailleau, Damien Abad et Julien Aubert plaidaient, il y a quelques mois, pour « un nouvel impératif industriel » dans L’Opinion. Quant à Guillaume Peltier, il dit vouloir « renégocier les traités commerciaux », dans un entretien au JDD. Autrement dit, rendre plus difficiles les délocalisations.

Le sujet n’a évidemment pas échappé à l’exécutif. Ce n’est pas un hasard si, après avoir mobilisé plus de 200 milliards d’euros pour secourir les entreprises de services – hôtels, restaurants, commerces –, le gouvernement a choisi de consacrer plus d’un tiers de son plan de relance de 100 milliards d’euros à l’industrie, pourtant moins affectée par la pandémie, avec un volet spécifique consacré aux relocalisations et des baisses d’impôts ciblées. « La France a perdu un million d’emplois industriels entre 2000 et 2016 », insiste l’entourage d’Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’industrie.

Pour autant, Emmanuel Macron est « davantage perçu comme probusiness » que comme un défenseur de l’industrie dans l’opinion, décrypte Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’institut IFOP. « Il y a un péché originel dans l’aventure macronienne, c’est la vente d’Alstom [la vente de la filière énergie à General Electric en 2014, lorsque Emmanuel Macron était ministre de l’économie], abonde Jérôme Sainte-Marie, président de la société d’études PollingVox. Cela a donné l’impression que l’intérêt national était mal défendu. »

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Utopies: «Grandir, c’est aussi avoir plus d’impact» | Le Figaro

Dès 1993, elle fonde l’association Utopies et prend son bâton de pèlerin pour faire passer le message à l’heure où peu d’entreprises se soucient vraiment de leurs engagements sociétaux ou environnementaux. Sa newsletter pointue lui ouvre les portes de Nature & Découvertes ou Danone. Devenue société et désormais entreprise solidaire d’utilité sociale (Esus), Utopies n’a pas dévié de sa mission : faire avancer les consciences des dirigeants et les pratiques des entreprises.

Elle explore tout ce qu’elle recommande à ses clients. Elle est, en 2014, la première entreprise certifiée B Corp en France, une reconnaissance de très haute exigence. Depuis quatre ans, elle est en bonne place au palmarès Best Workplaces, avec des avancées sur la parentalité ou la santé des équipes en télétravail. Pendant cette période, le chiffre d’affaires a doublé pour frôler 6 millions d’euros.

«Nous ne cherchons pas la croissance pour la croissance, rappelle Élisabeth Laville. Mais grandir, c’est aussi avoir plus d’influence et plus d’impact. Il n’y a pas de dossier que nous nous interdisons de prendre a priori. Parfois, on peut avoir l’impression qu’une mission n’aura pas vraiment d’impact. Pourtant, de fil en aiguille, on réussit à faire considérablement progresser notre client.»

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