Impression 3D, Télétravail & Ruralité

Le premier quartier « entièrement imprimé en 3D » va voir le jour en Californie | Usbek & Rica

En l’occurrence, c’est le groupe immobilier Palari qui s’est associé à la société de construction Mighty Buildings pour mener à bien le projet de Palm Springs. L’accord conclu entre les deux entreprises prévoit un budget de 15 millions de dollars, afin de construire d’ici au printemps 2022 « une communauté de 15 maisons écologiques, imprimées en 3D sur une parcelle de terrain de 2,2 hectares », selon le média américain The Hill.

Les bâtiments seront « à consommation énergétique nette nulle », ce qui signifie que la quantité totale d’énergie utilisée sera plus ou moins égale à la quantité d’énergie solaire créée sur le site, où les propriétaires auront aussi la possibilité « d’installer des batteries Tesla [la célèbre marque du milliardaire Elon Musk, ndlr] » et « des chargeurs de véhicules électriques ». Les prix d’achat seront compris entre 595 000 et 950 000 dollars par maison.

Grâce à ses structures modulaires imprimées en 3D à partir d’un « matériau composite en pierre qui durcit lorsqu’il est exposé à la lumière UV », Mighty Buildings affirme être capable de fabriquer ses maisons « deux fois plus rapidement, avec 95 % d’heures de travail en moins et dix fois moins de déchets » qu’en passant par un processus de construction conventionnel.

« Ce sera le premier déploiement concret de notre vision du futur du logement : des maisons bâties rapidement, à moindre coût et de manière durable », expose dans un communiqué grandiloquent le co-fondateur de Mighty Buildings, Alexey Dubov. Lequel ne se prive pourtant pas de préciser, quelques lignes plus bas, que chaque propriété pourra être équipée « d’une piscine, d’un jacuzzi, d’un cabanon et de douches extérieures ». Pour la « sobriété heureuse », on repassera.

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Le télétravail réinterroge le modèle urbain | Localtis

La Fédération nationale des agences d’urbanisme prévoit aussi le déclin de certains quartiers d’affaires. Outre la tendance au rétrécissement des espaces de bureaux qui s’accélère, « il y a une vraie question sur le devenir des espaces situés en deuxième ou troisième rideau urbain, qui sont déconnectés ou mal connectés, avec un déficit de mixité qui était déjà reconnu depuis longtemps mais qui est devenu une évidence », précise sa déléguée générale, Brigitte Bariol-Mathais. De ce fait, « on va aller vers un enjeu de reconquête des quartiers d’affaires pour les reconstruire en quartiers mixtes », estime-t-elle.

Quels territoires sortiront gagnants ? Si la tentation de quitter les grandes villes s’exprime de plus en plus, celles-ci ne sont pas près de se vider. Les départs concernent soit les cadres qui ont la possibilité de télétravailler, soit les familles en quête de surfaces supplémentaires, pour qui vivre en métropole est devenu trop onéreux. « L’attractivité des métropoles restera extrêmement forte. On ne sortira pas du syndrome londonien, c’est-à-dire que les jeunes générations sont toujours prêtes à investir plus de 50% de leurs revenus pour habiter à proximité de toutes les aménités urbaines », selon Morgan Poulizac.

« Nous sommes convaincus qu’il n’y aura pas d’exode massif vers des espaces moins denses, mais plutôt des structurations de systèmes efficaces entre métropoles et centralités moyennes qui seront les armatures de ces nouveaux modes de travail », prévoit Brigitte Bariol-Mathais. « Il y a un intérêt pour les villes moyennes, mais à condition qu’elles soient extrêmement connectées à la ville centre », confirme Morgan Poulizac.

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Familles Rurales publie son étude « Les territoires ruraux : perceptions et réalités de vie » | Familles Rurales.org

La volonté de penser et consommer local, la prise de conscience écologique, l’expérience du télétravail donnent un rôle majeur aux territoires ruraux, acteurs- clefs d’un nouveau modèle de développement durable et répondant aux aspirations de la société. Le réarmement des territoires et le soutien à la vie associative qui les anime, doivent être une priorité, avec une mobilisation gouvernementale forte pour préparer l’après crise et accompagner les transitions à l’œuvre, souligne Dominique Marmier, président de Familles Rurales.

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