Industrie 4.0, Labels & Loi Climat

L’industrie 4.0 peut favoriser une relocalisation de la production en France | La Tribune

Malgré l’intérêt croissant porté par les médias au sujet de la relocalisation, la littérature académique traite encore généralement de façon indépendante les thèmes de la relocalisation et celui de l’usine du futur. Une étude publiée dans Logistique & Management visait donc à évaluer si la relocalisation de la production française peut être favorisée par le déploiement de l’industrie 4.0.

Cette recherche permet de démontrer que le développement de l’usine du futur peut aujourd’hui remettre en cause les logiques actuelles de localisation des unités de production. Elle montre clairement que l’industrie 4.0 est susceptible de favoriser les relocalisations dans l’Hexagone : les technologies 4.0 vont permettre une flexibilité accrue, une plus grande réactivité – en réduisant tant les délais de production que ceux de livraison -, une meilleure qualité des produits et une personnalisation plus importante, une innovation facilitée par le rapprochement des lieux de conception et de production, une meilleure image de marque (grâce au label « Made in France »), tout en réduisant les coûts liés à la main d’Å“uvre.

Ces avantages couvrent bien l’ensemble des facteurs poussant actuellement les entreprises à relocaliser, tels que recensés dans la littérature sur les relocalisations. Nos résultats ont été confirmés depuis lors par deux études, publiées après la réalisation de notre terrain.

Par ailleurs, notre étude prospective selon la méthode Delphi souligne que la relocalisation dans des usines 4.0 va offrir un nouvel avantage : proposer une offre hybride, entre produit et service. Étant amené à se poursuivre, le développement de services associés aux biens industriels (« servitization ») – qui permet d’améliorer l’attractivité du produit ou de la marque, de renforcer les relations avec les clients, et de différencier le produit de ceux des concurrents – constitue un facteur favorable à la relocalisation.

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Environnement : les PME de la mode craignent l’inflation du nombre de labels | Les Echos

Plusieurs cadres réglementaires sont en discussion. L’Europe a lancé une consultation sur la mise au point d’un nouvel affichage environnemental (la « Sustainable Products Initiative »), en sus de son pacte vert (le Green Deal). En France, la loi sur l’économie circulaire a été votée en février 2020. Elle comprend notamment un index de l’Ademe qui a défini un standard, indiquant à chaque étape de la fabrication l’impact sur la planète.

« Les entreprises doivent par exemple donner le taux de CO2 dégagé au moment où le tissu est ennobli [différentes étapes de finitions, comme la coloration, NDLR] note la directrice générale du DEFI. C’est mission impossible pour une société de taille moyenne qui n’a ni les équipes ni les moyens pour le faire ». Cette approche « fondée sur des reportings détaillés, correspond plus aux capacités des géants du secteur qu’aux acteurs plus modestes », poursuit cette dernière.

Pourtant ces petites marques ne manquent pas d’initiatives en matière durable. Souvent, elles bousculent les groupes d’habillement par leurs engagements, et font figure de pionnières. Certaines privilégient ainsi les matières premières plus durables, en utilisant du coton bio ou des matières recyclées, d’autres limitent l’usage des teintures.

Améliorer la production en réduisant les émissions de CO2 ou la consommation d’eau, et avec un approvisionnement de proximité, est un autre moyen de réduire leur impact. « Mais elles ne peuvent pas tout faire simultanément, insiste Clarisse Reille. Le danger, c’est que le travail qu’elles mènent pour une mode plus durable soit gommé par des exigences trop lourdes pour elles. »

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Loi climat: l’Assemblée vote pour l’étiquetage environnemental, d’abord dans l’habillement | Le Point

Il vise à mettre en place un « CO2 score », guidant le comportement des consommateurs, comme peut le faire le « nutri-score » dans l’alimentaire. L’Assemblée a voté un amendement LREM de Nathalie Sarles pour que cet affichage environnemental soit « mis en oeuvre le plus rapidement possible dans l’industrie du textile », afin « d’inciter les marques à travailler avec des pays vertueux ».

Puis les députés ont soutenu un amendement du « marcheur » Jean-Charles Colas Roy pour réserver l’utilisation du « drapeau français bleu-blanc-rouge » dans l’étiquetage du textile aux produits fabriqués intégralement en France, à toutes les étapes de la confection. L’Ademe (Agence de la Transition écologique) a déjà lancé un « affichage environnemental » volontaire et expérimental, dans la foulée de la loi contre le gaspillage de février 2020, qui prévoyait le test d’un tel dispositif pendant 18 mois. Le premier secteur à expérimenter la démarche est l’habillement, industrie particulièrement polluante. Ameublement, hôtellerie et produits électriques et électroniques font également partie des filières pionnières.

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