Innovation, Industrie décarbonée & Réindustrialisation

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Les industriels font la course à l’innovation pour capter le carbone dans leurs fumées | L’Usine Nouvelle

Principale cause du changement climatique, le dioxyde de carbone (CO2) est insaisissable. Difficile de capturer une si petite molécule dispersée dans l’atmosphère. Tout l’art réside pourtant de savoir le trouver. Inspirés par le chasseur à la recherche d’un point d’eau, les industriels vont à la source : les points d’émissions. En s’attaquant aux fumées industrielles, où le gaz réchauffant est très concentré, les procédés de captage et stockage du carbone (CSC) visent à les purifier, pour décarboner les activités lourdes et polluantes sans changer les process.

Un rêve ancien. En mer du Nord, le pétrolier norvégien Equinor s’y essaie depuis 1996 dans le champ de gaz de Sleipner, où il capture près d’un million de tonnes de CO2 chaque année. Mais 25 ans après, les initiatives en marche restent rares. Plusieurs centrales à charbon qui se sont lancées dans l’aventure ont même fermé leurs portes face aux difficultés. Les coûts énergétique et financier des procédés, l’absence de valorisation du CO2, et les verrous technologiques ayant limité l’attrait du CSC.

Toutefois, depuis quelques années, les industriels investissent dans le captage du CO2. Devant l’urgence climatique et les objectifs de réduction des émissions des Etats, ils y voient le moyen de s’attaquer à leurs émissions les plus dures à éviter, comme de verdir leur image. Total, le plus actif des acteurs français sur le sujet, y consacre 10 % de son budget R & D. Le pétrolier « veut être un architecte », affirme Philip Llewelyn, ancien directeur de recherche au CNRS nommé en 2020 directeur du captage, stockage et valorisation du carbone (CCUS) du groupe. « Nous regardons toutes les technologies de captage pour savoir quelles briques existent et aider à les améliorer afin de répondre à chaque situation. »

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Décarboner et relocaliser l’industrie grâce au nucléaire | Le Monde de l’Energie

L’électricité est faiblement carbonée en France (50 gCO2/kWh) alors qu’elle l’est 8 fois plus en Allemagne (400 gCO2/kWh). Cette faible empreinte carbone permet d’attirer des investisseurs comme le fabricant chinois de batteries Envision en raison « d’une électricité décarbonée très compétitive et stable grâce au nucléaire, ce qui est essentiel pour nos activités » selon un dirigeant du groupe. En effet, la fabrication de la batterie électrique d’une voiture consomme autant d’électricité que la fabrication du reste de la voiture.

Cette électricité nucléaire décarbonée française permet aussi, par exemple, de produire une tonne d’aluminium en émettant seulement 2 tonnes de CO2 en France contre 15 tonnes de CO2 en Chine (7 fois plus !)… Le Haut conseil pour le climat préconise d’inclure dans les émissions de gaz à effet de serre de la France, celles associées à ses échanges internationaux. En effet, si les émissions diminuent sur le territoire national, celles « importées » sont en augmentation ce qui maintient l’empreinte carbone de la France autour de 11 tonnes équivalent CO2 par habitant.

Ainsi, la perte d’industrie dans l’acier, le ciment, le papier, le sucre, le verre,…s’est traduit par une double peine : perte de 130.000 emplois en 20 ans (1995 – 2015) et augmentation de 50% de l’empreinte carbone par les importations. La (re)localisation industrielle est donc à la fois une action économique et environnementale.

Le PDG de Google et Alphabet (Sundar Pinchai) a déclaré que son entreprise s’engage à « fonctionner en permanence avec une énergie sans carbone », c’est-à-dire essentiellement nucléaire et hydraulique, ce qui établit un nouveau critère des politiques climatiques des grands acteurs.

La France, avec son nucléaire et son hydroélectricité décarbonées, peut accueillir cette volonté et mettre en œuvre cette stratégie dès à présent ! De plus, la localisation des données informatiques en France par de grands hébergeurs constitue un des éléments de souveraineté européenne.

Le nucléaire produisant massivement une électricité bon marché et de qualité constitue donc un atout maître dans la (re) localisation et l’industrialisation de la France. Le lancement d’une première série de 6 réacteurs nucléaires EPR actuellement en gestation établira une première base pour maintenir et accroître l’avantage compétitif de la France dans sa stratégie de réindustrialisation et de décarbonation.

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Le port de Dunkerque est en course pour l’installation d’une grosse usine de batteries, avec 1.000 emplois | France Bleu

Depuis des mois, le groupe Envision ne fait pas mystère de ses envies d’installation en France. L’industriel chinois spécialiste des turbines d’éoliennes est aussi un acteur significatif dans le domaine des batteries électriques pour l’automobile. […]

Mais attention, si Dunkerque est sur la bonne voie, le port est encore en concurrence avec deux autre pays européens. Et puis surtout, les acteurs du dossier -le port, la Communauté urbaine, la Région, et l’Etat- ont déjà essuyé un revers, il y a un an, avec un autre projet d’usine de batteries… finalement parti en Pologne. 

La décision sera prise dans les six mois, pour une ouverture fin 2023 et donc la création d’au moins 1.000 emplois directs. Le site serait celui déjà proposé il y a un an, près de l’usine d’hydrogène H2V qui, elle, a signé son engagement en décembre, pour 200 emplois.

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