Loi climat, Consommateur & RĂ©chauffement

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Le projet de loi sur le climat jugé insuffisant pour atteindre les objectifs de la France | Le Monde

Un texte utile, mais dont l’ambition insuffisante devra être renforcée pour permettre à la France de tenir ses objectifs climatiques. Voilà en substance l’évaluation rendue, mardi 23 février, par le Haut Conseil pour le climat (HCC) sur le projet de loi Climat et résilience, issu des travaux de la convention citoyenne pour le climat. L’instance indépendante, composée de treize experts, s’est autosaisie pour livrer des recommandations en amont de l’examen du projet de loi, qui débutera à l’Assemblée nationale fin mars. Ce texte, avec ses soixante-neuf articles, vise à « introduire des ruptures majeures pour la société française », en s’attaquant à l’ensemble de la vie quotidienne, depuis nos déplacements jusqu’à notre alimentation, en passant par notre consommation et nos logements.

Le Haut Conseil pour le climat – dont trois des membres n’ont pas participé aux délibérations sur cet avis, car ils étaient associés aux travaux de la convention citoyenne – regrette qu’une « proportion élevée » des mesures du projet de loi voie sa « portée réduite par un périmètre d’application limité, voire ponctuel, des délais de mise en œuvre allongés ou encore de nombreuses conditions associées à leur application ». Le HCC cite, par exemple, la régulation de la publicité, qui ne concerne que les énergies fossiles, et non pas tous les biens et services polluants tels que les SUV ou certains produits alimentaires, comme le souhaitaient les conventionnels.

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Le consommateur français a des préférences d’achat globalement anti-écologiques | Le Monde

Trois dirigeants d’entreprises mondialisées et directement concernées par la réduction des émissions de CO2 commentaient récemment, pour la Fabrique de l’industrie, les injonctions de la société civile sur la loi Climat et résilience. Pour Philippe Darmayan (ArcelorMittal France) : « Nous suivons une feuille de route – la stratégie nationale bas carbone – sans admettre qu’elle n’est qu’une liste d’objectifs technologiques pour l’instant hors d’atteinte. »

Plus optimiste, Pierre-André de Chalendar (Saint-Gobain) affirmait : « Il suffit que le prix du carbone atteigne 200 € la tonne pour viabiliser toutes les technologies dont nous avons besoin pour décarboner l’industrie. » Et Louis Gallois (PSA, devenu Stellantis) de tempérer : « Quand la réglementation les y contraint, les industries s’adaptent et décarbonent. Mais cela a, à court terme, un coût et il faut savoir qui le paie : l’emploi, le consommateur ou l’Etat à travers les aides ? ».
Trois témoignages dignes de foi, trois manières de décrire l’histoire qui se joue jusqu’à fin mars à l’Assemblée nationale. On a lu beaucoup de critiques sur le projet de loi Climat et résilience. Intellectuels, politiques et corps constitués (Haut conseil pour le climat – HCC, Conseil économique social et environnemental – CESE, Conseil national de la transition écologique – CNTE…) lui ont vertement reproché de manquer d’ambition, de ne pas être à la hauteur des efforts nécessaires.

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Réchauffement climatique : la sécheresse à Taiwan menace l’industrie des puces électroniques | Novethic

C’est une année historique pour Taïwan. L’île subit sa pire sécheresse depuis 56 ans. Les précipitations ont chuté de 20 à 60 % selon les endroits, en raison de l’absence de typhon en 2020. Cela fait déjà une dizaine d’années que cet État, situé au sud-est de la Chine, connaît une baisse significative de ces phénomènes météorologiques en raison du changement climatique. Si cela apporte un répit aux populations moins touchées par les dévastations, les conséquences économiques commencent à se faire sentir.

La situation hydrique est telle que le gouvernement a été contraint d’imposer une réduction de la consommation d’eau aux populations, aux agriculteurs mais aussi aux industriels, en première ligne face à cette crise. Le plus grand fabricant de puces électroniques au monde, Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC) a été obligé de réduire d’environ 10 % sa consommation d’eau. Le groupe a également commandé des camions-citernes pour certaines de ses installations afin de prévenir les futures restrictions.

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