Objectifs, Restauration & Brèche

Climat : la France n’est toujours pas dans les clous pour atteindre ses objectifs en 2030 | Le Monde

Après deux précédents rapports annuels qui étrillaient l’action gouvernementale, la troisième édition produite par cette structure créée fin 2018 reste sévère.

Malgré une « accentuation de la baisse des émissions » au niveau national et dans la plupart des régions, « les efforts actuels sont insuffisants pour garantir l’atteinte des objectifs » climatiques pour 2030, jugent les spécialistes du climat, de l’économie, de l’agronomie et de la transition énergétique. Une fois de plus, la France progresse, mais pas assez vite si elle veut respecter les objectifs qu’elle s’est fixés : la neutralité carbone en 2050 et une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici à 2030 par rapport à 1990.

Le rythme de baisse des émissions s’est légèrement accentué en 2019 (− 1,9 % sur un an), soit davantage que l’objectif fixé pour cette année-là. En 2020, les émissions auraient chuté de 9 %, selon des estimations préliminaires. Cette diminution inédite n’est cependant pas liée à des changements structurels, mais à la pandémie de Covid-19, qui a réduit l’activité économique, ainsi qu’à un hiver classé par Météo France comme le plus chaud depuis 1900. Au niveau mondial, l’Agence internationale de l’énergie anticipe un rebond des émissions de 5 % en 2021.

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Mirova lève un fonds de 200 millions de dollars pour la restauration des terres | Les Echos

Ardent défenseur de la préservation du « capital naturel » de la planète, Mirova annonce ce vendredi la clôture de son fonds Land Degradation Neutrality (LDN), fruit de cinq ans de travail. Le gestionnaire d’actifs durables de Natixis a levé 208 millions de dollars (169 millions d’euros) auprès d’investisseurs publics et privés pour ce véhicule dédié à l’agroforesterie et à la reforestation dans les pays en développement.

« Nous avons remporté un appel d’offres de l’ONU qui souhaitait voir émerger des solutions de financement pour la nature, explique Gautier Quéru, directeur du fonds LDN. Nous voulons contribuer à sensibiliser les investisseurs aux grands enjeux de l’épuisement des ressources naturelles et de la surexploitation de la nature, et promouvoir des pratiques durables et viables. »

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Ouvrir la brèche : politique du monde post-carbone | Le Grand Continent

C’est certainement la raison pour laquelle cette culture politique est actuellement en train d’être éliminée, ou du moins rejetée aux marges du débat politique. Les écologistes de terrain réalisent évidemment un travail essentiel au niveau local et régional sur des problématiques ciblées comme l’usage de forêts, la conservation de la biodiversité et de la vie sauvage, l’agroécologie.

Mais il est absolument frappant de constater que le thème central des mouvements verts du Nord comme du Sud, c’est-à-dire la critique du productivisme et de ses abus, fait l’objet d’un renversement intégral par les politiques climatiques actuelles.

Parce que la critique du productivisme semblait à l’immense majorité (et en particulier aux classes populaires prises dans le paradigme industriel) une entrave à la réalisation de leurs aspirations, cette critique a été pour ainsi dire désactivée pour laisser place à un environnementalisme opportuniste, et in fine productiviste. La préservation d’un oïkos habitable et l’intériorisation des limites planétaires par les acteurs les plus puissants de la communauté internationale prend la forme d’une réinvention de la productivité.

Les énergies fossiles sont désignées comme l’ennemi à abattre, et les objectifs de réduction d’émissions sont formulés de manière prudente grâce à l’artifice comptable du « net zéro », qui laisse ouverte la possibilité d’une compensation des émissions surnuméraires.

L’horizon se dégage alors pour ce que Biden, Kerry, Granholm, mais aussi les leaders chinois des négociations climatiques décrivent : l’ouverture de gigantesques marchés de la transition, et la mise en place de dispositifs d’accompagnement politiques destinés à ne pas compromettre l’acceptabilité sociale de cette redirection industrielle. Les Gilets Jaunes français sont dans les têtes de tous les gouvernants, soucieux de réaliser la transition sans perdre leur légitimité, voire en la consolidant.

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