Régénération, Impacts & Limite

Au-delà de la durabilité, l’entreprise régénératrice | Harvard Business Review

Toutes ces nobles stratégies de développement durable (réduire les déchets et les émissions et opérer une transition vers les énergies renouvelables) visent à « faire plus avec moins », c’est-à-dire à créer plus de valeur économique en polluant moins et en utilisant moins de ressources naturelles. Mais cette posture « faire moins de mal » (sous-entendu, à l’environnement) ne suffit pas, et ce pour trois raisons.

Premièrement, le changement climatique s’aggrave et les ressources se raréfient beaucoup plus rapidement que ce qui avait été anticipé. Ainsi, le  Jour du dépassement de la Terre (il s’agit du moment de l’année où la consommation des ressources naturelles de l’humanité dépasse la capacité de régénération de la planète) ne cesse d’avancer, d’année en année (excepté en 2020, où les mesures de confinement liées à la crise du coronavirus ont permis de faire reculer la date de trois semaines).

Deuxièmement, la pandémie de Covid-19 ne fait qu’aggraver les disparités socio-économiques en Europe, mais surtout en Amérique : 72 millions d’Européens vivent ainsi sous le seuil de pauvreté relative et, selon l’étude US Financial Health Pulse Study, menée en août 2020, 167 millions d’Américains (soit environ la moitié des habitants du pays) sont en situation de précarité financière. En conséquence, les employés et les consommateurs frugaux et en quête de valeurs, particulièrement ceux issus des générations Y et Z, souhaitent que les entreprises prennent position contre toutes les formes d’inégalité et contribuent positivement à la société.

Troisièmement, les consommateurs veulent que les entreprises aillent bien au-delà de la durabilité et qu’elles « fassent plus de bien » à la planète. Selon une étude de ReGenFriends, près de 80% des consommateurs américains préfèrent les marques « régénératrices » aux marques « durables » – jugeant le terme « durable » trop passif.

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Ronald Cohen: « Mesurons l’impact comme on mesure les profits » | L’Echo

Dans l’ancien modèle, il était très difficile de lever 15 millions de dollars avec seulement des donations. Le fait de parler d’investissements, et de retour sur investissements, avec les obligations à impact social, peut permettre de changer d’échelle. Si vous aidez 5.000 personnes dans la pauvreté, vous savez que vous pouvez, avec ce nouveau modèle, en aider 15.000. Pour la taxation, je crois en fait qu’elle est aussi nécessaire que la redistribution.

Mais à la différence de Thomas Piketty, je ne pense pas que vous pouvez ainsi résoudre tous les problèmes sociaux. Quel que soit le niveau de taxation des plus riches, vous ne pourrez pas atteindre la même capacité de changement offerte par la transformation des entreprises. […]

C’est précisément cela, le futur. Un futur dans lequel il sera possible de mesurer l’impact total d’une société par rapport à ses profits ou à ses ventes. Cet indice permettra non seulement d’anticiper la capacité d’une société à attirer les consommateurs, mais aussi à conserver ses actionnaires. Sur un temps long, les sociétés qui contrôlent le mieux leur impact sont celles qui réalisent le plus de profits. Il est possible de mesurer le coût environnemental, mais aussi d’ajouter d’autres critères, comme la diversité, la différence de salaires entre les hommes et les femmes, autrement dit un ensemble d’éléments qui, en cas de déséquilibres, peuvent avoir un coût social.

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Climat : est-il déjà trop tard pour limiter le réchauffement à 1,5° C ? | Usbek & Rica

Au-delà de ces projections, les scientifiques australiens estiment que la limitation du réchauffement climatique à un niveau d’environ 1,5° C à l’échelle mondiale est d’ores et déjà « pratiquement impossible » à atteindre.

L’heure n’est ici plus au(x) scénario(s), mais au constat, semblent-ils indiquer au détour de ce passage limpide, ainsi présenté en anglais : « Limiting climate change to 1.5° C is now virtually impossible ». Pour rappel, ce seuil correspond à l’un des objectifs fixés par l’Accord de Paris signé en 2015 par les États du monde entier sous l’égide de l’ONU, qui prévoit de limiter le réchauffement « à un niveau bien inférieur à 2° C, de préférence à 1,5° C, par rapport au niveau préindustriel ».

Pour justifier son verdict, le rapport indique, données statistiques à l’appui (page 19), que la quantité de gaz à effet de serre que l’humanité peut encore se permettre d’émettre avant de dépasser 1,5° C de réchauffement est comprise « entre 40 et 135 gigatonnes » (Gt C).

Si le niveau d’émissions rejetées dans l’atmosphère poursuit sa trajectoire actuelle, cela signifie, d’après l’Académie des sciences australienne, qu’il « ne nous reste plus que trois ou quatre ans » pour atteindre ce budget carbone de 40 Gt C sans le dépasser, « un objectif devenu pratiquement impossible à respecter ».

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