Stratégie, Chômage & Hybridation

«La France a besoin d’un État stratège, pas d’un État brancardier!» | Le Figaro

La vérité est que l’État brancardier est boiteux, qu’il porte un masque chirurgical fabriqué en Chine et qu’il est fatigué par le contrôle bureaucratique qu’il s’inflige à lui-même. Un État stratège doit savoir donner des moyens aux fonctionnaires de services (personnel soignant, enseignants, chercheurs), plutôt qu’aux agents de bureau. Il n’est pas possible de préparer l’avenir quand nos chercheurs sont payés 35 % de moins que la moyenne de l’OCDE.

Nous devons renouer avec une puissance publique d’état-major, capable de stimuler l’innovation et de planifier l’effort industriel avec un commissariat général au Plan digne de ce nom. Un État qui sache répartir les facteurs de production dans le pays avec une «délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale» (DATAR) renouvelée, qui investisse dans la recherche et sache mobiliser le stock d’épargne que la crise a permis de réunir dans un grand fonds souverain.

Nous devons aussi alléger le poids des normes et la part de la dépense publique inefficace et inefficiente. En d’autres termes, ce n’est pas l’État qui nous sortira de la crise, mais notre capacité à nous réconcilier avec l’idée de réforme pour bâtir l’État stratège.

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Territoires zéro chômeur : le comité scientifique confirme l’amélioration du parcours d’emploi et du bien-être des bénéficiaires | Localtis

L’évaluation qui vient d’être publiée a donc trait aux cinq dernières années. Après l’adoption de la première loi d’expérimentation en février 2016 puis la désignation des dix territoires autorisés à mettre en œuvre la démarche (voir nos articles de mars et novembre 2016), l’expérimentation avait pu officiellement démarrer.

Avec plusieurs objectifs : embaucher en CDI et de façon « exhaustive » l’ensemble des « personnes privées durablement d’emploi » sur un territoire donné, proposer à ces personnes de travailler sur des activités utiles au territoire mais « non-concurrentes avec le tissu économique local » et, enfin, financer l’expérimentation en « activant les dépenses passives » liées à l’absence d’emploi (prestations sociales et coûts induits).

Cinq ans plus tard, le comité scientifique estime que les entreprises à but d’emploi (EBE) ont bien « contribué à améliorer la trajectoire en emploi, et plus largement le bien être, des bénéficiaires de l’expérimentation (santé, insertion sociale, confiance en soi, etc.) ». Sur la base d’une analyse contrefactuelle – comparaison avec des territoires témoins -, il est ainsi établi que les salariés des EBE « n’auraient été que 55,9% à être en emploi et à peine plus d’un tiers en CDI, en l’absence de l’expérimentation ».

Tout en soulignant le rôle « probablement majeur » du CDI « dans cette dynamique d’amélioration » grâce au « sentiment de sécurité professionnelle et financière qu’il confère », le comité note que, « dans une logique d’efficience des dispositifs publics, cet effet positif sur l’emploi doit encore être comparé avec celui induit par d’autres dispositifs d’insertion professionnelle (contrats aidés, insertion par l’activité économique notamment) ».

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« L’avenir est aux métiers hybrides » | Focus RH

Les postes à dominante technique peuvent s’inspirer du biomimétisme en observant le mouvement d’ouverture de fleurs pour concevoir leurs projets. La robotique s’inspire beaucoup des phénomènes naturels pour déployer des solutions innovantes. Même chose pour le management, revisitable à l’aune de l’organisation du monde animal, par exemple.

Aller vers l’hybridation suppose de promouvoir l’interdisciplinarité, de sortir du conformisme des métiers traditionnels pour faire naître de nouvelles fonctions. Il faut vouloir sortir du cadre, avoir confiance en ses collaborateurs, leur permettre de faire évoluer leur poste et leurs modalités de travail en insufflant de nouvelles sources d’inspiration issues, entres autres, des arts et des loisirs…

Certaines cultures d’entreprises sont plus adaptées, notamment celles possédant une gouvernance souple. Mais toutes sont concernées par cette mutation, car le mode de fonctionnement dominant s’essouffle. Devant les difficultés de recrutement, les burn-out et le désengagement, les entreprises doivent revoir leur stratégie.

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