Surpopulation, « Rien commun » & Soft Skills

Surpopulation : ils ne veulent pas d’enfant pour préserver la planète | France24

« La surpopulation a de lourdes conséquences écologiques. Le calcul est assez simple, plus on est nombreux, plus on émet de CO2, plus le changement climatique s’aggrave », s’alarme Jean-Loup Bertaux, directeur de recherche émérite au CNRS et auteur de « Démographie, climat, migrations : l’état d’urgence » (Fauves Editions). « En France, un enfant de moins c’est 40 tonnes de carbone par an de gagné. En comparaison, passer à la voiture électrique, c’est 2 tonnes économisées ».

Et le scientifique de rappeler que le « jour du dépassement » mondial, calculé à partir de l’empreinte écologique des activités humaines et la « biocapacité » de la Terre, a été atteint le 22 août en 2020. D’après cet indice, calculé par l’ONG américaine Global Footprint Network, l’humanité consomme au-delà de cette date, plus de ressources naturelles que la Terre peut renouveler en douze mois.

Dans les vidéos en ligne et les commentaires, les discours des « childfree » sont marqués par cette angoisse, mais aussi la défiance vis-à-vis de la génération précédente.

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Éric Sadin : sommes-nous en pleine crise du « rien commun » ? | L’ADN

Depuis quatre décennies, il s’est opéré un étiolement progressif du « pacte social ». À partir de la fin des années 1970, nous avons assisté à l’affirmation d’une logique économique toujours plus débridée. Nous avons alors été gagnés par le sentiment d’être non plus acteurs mais spectateurs de nos propres vies. Toute une partie de la société — y compris les politiques — n’est en position que de subir les forces du marché. La mondialisation financière, l’injonction à l’innovation, les logiques de management, se sont imposées comme un nouvel ordre qu’on ne saurait remettre en question.

Dans cette « société du spectacle », l’expérience de plus en plus répétée de la dépossession de nous-mêmes s’est muée en fatalité : presque un éthos. Si l’on pense aux révoltes qui ont rythmé les années 2010, d’Occupy Wall Street aux Gilets jaunes en passant par la crise grecque, on constate que la réalité de notre situation est devenue une évidence massivement partagée : celle de ne plus être maîtres de nos destins, individuels et collectifs.

[…] Nous entrons sans doute dans un nouvel âge très violent de la mondialisation. La crise du Covid-19 a prouvé que presque toutes les tâches peuvent se faire en ligne, à distance. Les entreprises vont être enclines à abandonner leurs bureaux et à commander de plus en plus à la tâche. Les plus compétents, agiles et aisés pourront accéder à cette nouvelle société du contrat généralisé. En alliant le télétravail à la néoruralité, cette classe gagnante d’autoentrepreneurs pourra clamer sa passion écologique en toute bonne conscience, trouver les moyens de s’installer à la campagne, manger bio, emmener les enfants en forêt le dimanche.

Mais parallèlement, et nécessairement, il va émerger de nouvelles formes de précarisation, de dépendance et de concurrence. Et je ne pense pas qu’au back-office mis en lumière par la crise : les emplois qui ne peuvent être encore dématérialisés, comme ceux de livreurs, de manutentionnaires ou de caissiers. Des métiers qu’on ne pensait pas pouvoir être externalisés, tels l’expertise informatique, l’enseignement, le secrétariat, vont basculer non seulement dans une précarité à la tâche, mais aussi dans un enfermement urbain, ou périurbain, pour les moins nantis. Il y aura donc de nouvelles compétitions géographiques sur fond de crise économique.

Face à de tels mouvements, nous voyons bien qu’une seule restauration de l’État providence sera insuffisante. Il ne s’agit pas non plus d’en appeler à une souveraineté économique ou politique, mais de chercher bien davantage à conquérir une pleine souveraineté de nous-mêmes.

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Les soft skills, des compétences stratégiques selon les salariés | Actionco

Pour les répondants, ces compétences seront nécessaires pour évoluer dans un futur en changement (69,4% des professionnels et 65,7% des étudiants), car les compétences techniques ne suffiront pas (pour 60%). Pour les experts interrogés, les soft skills seront indispensables à la fois pour l’épanouissement du salarié, pour sa performance mais aussi pour celle de l’entreprise, ainsi que pour l’évolution et la mobilité interne.

L’étude analyse aussi la façon de créer un référentiel de soft skills propre aux besoins de son entreprise. Pour 60,1% des personnes en emploi et 75,7% des étudiants, les soft skills doivent être à la fois transverses et adaptables aux enjeux de familles de métier. En outre, une majorité pense que les soft skills doivent être définies de façon propre à chaque individu (54,8% des personnes occupant un emploi et 66,9% des étudiants), même si une grosse minorité (respectivement 43,3% et 33,1% des répondants) pense qu’il faut une articulation entre les compétences des individus et les besoins des entreprises.

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