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Voyager responsable : vers la fin du tourisme de masse ? | Géo

Regroupant plus de 150 organismes en France (tour-opérateurs, hébergeurs, etc.), l’association Acteurs du tourisme durable (ATD) est sur la même ligne. « Le tourisme ne doit pas repartir comme avant », insistait-elle dans le Manifeste pour un plan de transformation du tourisme, publié au printemps. « C’est une occasion unique de ne plus faire l’autruche, détaille Guillaume Cromer, président d’ATD et à la tête du cabinet de prospective ID-Tourism. Il est par exemple devenu absurde de continuer à apprécier les performances d’une destination seulement par le nombre de nuitées et le montant des dépenses des visiteurs. » Il pense par ailleurs que les aides financières aux professionnels sont aujourd’hui indispensables pour leur survie, mais qu’il serait essentiel aussi que ces mesures puissent « avoir des effets sur la sobriété carbone, la préservation de l’environnement, les retombées sociales, et produisent un tourisme enfin bienveillant, qui aurait davantage de sens, lutterait contre la dégradation de certains lieux ou réparerait les dommages causés au mode de vie des locaux. »

Une utopie ? « Tout reste à faire », concède Guillaume Cromer. Les classes moyennes chinoise ou indienne, nouvelles contributrices à la massification du tourisme, auront-elles par exemple à cœur de visiter le monde autrement ? Faut-il d’ores et déjà leur interdire les joies balnéaires ou les visites patrimoniales dont ont usé et abusé les Occidentaux depuis près de quarante ans ? Et en Europe, jusqu’à quel point le globe-trotter de demain acceptera-t-il de payer plus cher ou de remplacer un rapide trajet en avion par une longue nuit de roulis dans un train ? En 2017, une enquête de l’agence de voyages Tui montrait que 84 % des vacanciers européens trouvaient important de réduire leur empreinte carbone, mais seuls 11 % étaient prêts à en assumer les coûts ou les contraintes supplémentaires.

« Pourtant, les mentalités évoluent vite, tous les voyagistes le constatent, au point même de se sentir dépassés par ce mouvement de société », rétorque Julien Buot, à la tête d’Agir pour un tourisme responsable (ATR). Depuis 2004, cette association promeut un label destiné aux opérateurs de voyages engagés dans le tourisme durable. Selon des critères environnementaux, mais aussi éthiques et sociaux, comme les conditions de travail des guides ou des chauffeurs de bus. Seize entreprises françaises ont été certifiées, parmi lesquelles les Maisons du voyage, Circuits découvertes by Club Med ou encore Terres d’aventure. Signe des temps : soixante autres voyagistes sont actuellement en demande de labellisation. Du jamais vu !

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Ce n’est pas parce qu’il y a moins de tourisme international qu’il y aura moins de voyage | Tourmag

Pour continuer à voyager et à vivre sur notre planète, il faudra bien sortir de cet imaginaire qui provoque la mono-industrie touristique, et une saturation nocive pour l’environnement, les sociétés d’accueil, et aussi les voyageurs.
La désaturation, c’est par exemple le développement d’un artisanat de l’accueil, pour permettre à ceux qui le souhaitent d’autres formes de voyage et une meilleure répartition des bénéfices du tourisme.
Cela signifie sortir du capitalisme de plateforme qui avait mis à terre une partie de l’industrie du tourisme, et réinventer les échanges, comme cela se fait dans tous les secteurs.
Aujourd’hui, il y a d’innombrables initiatives, anciennes et nouvelles. Les états et les villes commencent à créer leur plateforme de réservation et réguler l’hébergement temporaire, il était temps !
Du point de vue du privé, les initiatives les plus prometteuses actuellement sont sans doute les nouvelles formes d’organisation coopératives, qui travaillent à se réapproprier l’intermédiation sur lesquels les plateformes globales ont la mainmise, pour les chambres d’hôtes comme pour les hôtels, ou les activités.
Je pense à des plateformes comme les oiseaux de passage, Fairbnb etc. l’enjeu de la relation est la confiance, et c’est bien ce qui est nécessaire actuellement.

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Loire-Atlantique. Où en est le projet de parc de loisirs à cabanes ? | Actu.fr

Ce tiers lieu comprendra une écocyclerie, en partenariat avec l’entreprise d’insertion de Vallet Patmouille, un atelier vélo, une forest school, un potager collectif, des salles pour des réunions, une matériauthèque.
Une menuiserie collaborative est aussi dans les cartons. Le projet cible un public large : familles, associations, centre de loisirs, écoles, artistes, conférenciers, formateurs.
Vrai projet de territoire, le concept vise « à proposer des activités, des formations et des services pour la transformation sociétale, ouverte à l’ensemble de la population locale ».
Le parc à cabanes accueillera aussi des espaces gratuits pour des intervenants extérieurs : art, culture, loisirs créatifs, sport, bricolage, vieux métiers, bien-être, interculturel, environnement, production locale, spectacles.
Une transversalité qui intéresse de nombreuses structures. Outre Patmouille, Atlanbois, l’Université catholique de l’Ouest et l’Ecole supérieure du bois sont aussi partenaires du projet qualifié de start-up la plus innovante en matière de tourisme social par le Tourism Innovation Lab.

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