Urgence économique, Reprise & Relocalisation

«Stopper la désindustrialisation doit être la première urgence économique» | Le Figaro

En effet la crise sanitaire a immédiatement fait apparaître notre vulnérabilité dans un domaine industriel essentiel, celui des équipements, nécessaires à une politique de santé efficace, en l’occurrence la lutte contre la transmission du coronavirus. Au-delà de la pénurie de masques et de tests, il faut savoir que de premier producteur de médicaments en Europe voici 20 ans, nous sommes aujourd’hui passé quatrième! Notre désindustrialisation générale, dont ce dernier exemple est une illustration, nous rend malheureusement dépendants. La perte de nos usines, au-delà d’une perte de souveraineté, impacte toutes les activités dans nos territoires: elle accentue le chômage, creuse notre déficit commercial, affaiblit notre recherche, ce sont les conséquences les plus évidentes. Il s’agit pour nous d’une catastrophe nationale, celle d’un pays dont le secteur de la production est passé de 24 % à 10,5 % dans le PIB total en moins de 40 ans ! […]

Une étude du ministère de l’Industrie du début des années 90 montrait que dans un tissu économique, les usines «tiraient» plus de la moitié des autres activités. Les pneus qui brûlent devant les usines appelées à fermer montrent l’attachement des salariés à leur outil de travail, car ils savent qu’il n’y a pas d’emplois pour eux dans les environs. L’industrie a cette capacité unique de fixer les populations et de contribuer à la modernisation des collectivités. Nous pensons que la disparition de nos usines est pour une large part à l’origine du mouvement des «gilets jaunes». À l’inverse, et c’est facile de le comprendre, les taux de chômage les plus bas se trouvent en Europe dans les régions les plus industrialisées !

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L’industrie française se remet peu à peu | Le Figaro

L’industrie française sort la tête de l’eau, mais est loin d’être sauvée. Après une division par deux, fin mars, la production est aujourd’hui revenue à 80% de son niveau prévalant avant la crise du Covid-19, selon les données de France Industrie, l’organisation professionnelle fédérant le secteur. Autre motif de satisfaction: cet étiage est comparable à celui de l’Allemagne. Reste que la chute de la production a été bien plus forte pendant le confinement en France qu’en Europe du Nord. En outre, la reprise est inégale selon les secteurs, comme l’avait été le décrochage. Si les industries agroalimentaires et la santé tournent à 90% de leur niveau d’avant la pandémie, l’aéronautique et l’automobile sont à 70%, et le textile et la métallurgie, à 60%. «Surtout, revenir à un niveau de 100% en moyenne dans l’industrie prendra du temps», souligne Alexandre Saubot, vice-président de France Industrie.

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Relocalisation : des pistes concrètes pour l’industrie française  | Les Echos

Les 58 produits pèsent 115 milliards d’euros d’importations annuelles. Si la fabrication de 20 % d’entre eux retrouve le territoire français, cela permettrait de créer 75.000 emplois directs, selon PwC. « La meilleure relocalisation, c’est de ne pas localiser à l’étranger les produits pour les nouveaux marchés », souligne Olivier Lluansi. « Il y a plusieurs types de relocalisation : certaines peuvent être rapides, s’il faut juste changer de fournisseur et si l’offre française est existante ; d’autres sont plus longues, plus chères et beaucoup plus compliquées », abonde Marc Sauvage, le vice-président du Conseil national des achats. Pour accompagner le mouvement et « estomper » les sombres perspectives de l’emploi industriel post-Covid, Olivier Lluansi préconise de regarder dans le détail de chaque filière, pour lever les éventuels blocages réglementaires notamment, ou encore de continuer à identifier les zones prêtes à accueillir de nouvelles lignes (que ce soit au niveau du foncier, de l’administratif ou des compétences. Sans oublier la nécessité de travailler au corps les acheteurs des petites et grandes entreprises pour les convaincre de considérer l’achat d’une pièce dans sa globalité, en comptant les coûts de structure à l’étranger et le coût du transport – bref en n’oubliant pas les coûts cachés d’un produit made in China.

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