Zéro carbone, Action & Fiscalité

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Johanna Rolland veut faire de Nantes un modèle de ville zéro carbone | La Tribune

Après avoir avalé la pilule de l’abandon du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, Nantes déguste l’écologie en infusion. « Lors du mandat précédent, on ne voulait pas entendre parler de résilience ou d’adaptation. On partait du principe que si l’on commençait à adapter le territoire aux changements à venir, on diminuerait les efforts qui deviendraient une goutte d’eau face au réchauffement climatique. Ce discours était tenable il y a dix ou quinze ans. Il ne l’est plus aujourd’hui. On voit bien que le dérèglement climatique a, et aura, un impact sur notre territoire. En tant que responsable politique, on a le devoir de protéger les activités et la population qui vit sur la métropole », observe Julie Laernoes, adjointe à la ville de Nantes et vice-présidente de Nantes Métropole, en charge du climat, des transitions énergétiques et alimentaire, de l’agriculture, de la résilience et des mutations économiques.

A lui seul, ce titre résume la vocation de l’élue écologiste, alliée à la candidate socialiste Johanna Rolland pour maintenir la ville et la métropole à gauche et verdir les politiques publiques lors des dernières municipales. En quelques mois, Julie Laernoes est passée de la parole aux actes orchestrant une réorganisation totale des politiques publiques, de la gouvernance interne et des services. « De la culture à …. Je ne sais pas quelle politique publique ne pourrait pas concourir à la transition écologique », dit-elle.

De fait, en attendant la mise en œuvre d’un budget « vert ou climat » dont le référentiel reste à déterminer, la Direction de l’Animation de la Transition Ecologique veille à la cohérence des programmes et vise toutes les délibérations à travers deux marqueurs transversaux ; la solidarité et l’écologie. « Avec lesquels on passe aux cribles tous nos investissements. On infuse de l’écologie à tous les niveaux, dans toutes les directions », assume la vice-présidente de métropole qui verrait bien ajouter à ce « budget vert », un critère biodiversité. « Parce que la crise a montré que sa situation est aussi préoccupante que le climat », souligne-t-elle.

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Face aux canicules, je crois beaucoup à la force d’action des villes et des villages | Usbek & Rica

J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de fonds mais que les tuyaux sont mal branchés. La question est de savoir comment l’argent parvient aux territoires qui ont des manettes beaucoup plus efficaces au quotidien pour agir sur ces problématiques-là. Il faut faire confiance aux territoires pour gérer la question de la transformation écologique. Pour accélérer, il faudrait juste mieux brancher les tuyaux, simplifier les demandes administratives, notamment pour allouer des budgets. J’ai beaucoup d’admiration pour les élus locaux de ma commune d’origine de 900 habitants, qui n’ont pas les mêmes moyens qu’à Paris. Ici, nous avons les équipes d’ingénieurs nécessaires pour faire avancer les projets de transformation de la ville sur lesquels nous travaillons. Au contraire, il n’y a pas de réinjection de moyens suffisants dans les territoires pour leur permettre de répondre aux défis quotidiens et planétaires de demain. Donc le pari global de la transformation écologique française ne passera pas sans une réflexion sur les territoires ruraux. Il faut replacer toutes les politiques publiques au travers du prisme du décarboné, du relocalisé et du partagé.

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Bientôt la CVAE au prorata de l’occupation des tiers lieux ? | Relai d’entreprises

Dirigeant du Réseau de tiers-lieux Relais d’Entreprises, Dominique Valentin plaide par exemple pour une meilleure répartition des recettes de CVAE au profit des territoires qui accueillent des salariés en télétravail dans des tiers-lieux de proximité. Ces derniers se situent en effet plutôt dans les espaces ruraux ou périurbains, souvent moins bien lotis en CVAE que les métropoles ou agglomérations, qui regroupent souvent les sièges des entreprises de ces mêmes salariés. « Il faut valoriser les externalisations positives pour ces territoires et leur donner ainsi un moyen de financer les tiers-lieux, ce qui est de nature à attirer de nouveaux habitants », estime-t-il. Une suggestion adressée dès octobre dernier à Joël Giraud à l’occasion du Parlement rural français.

Accueillant alors favorablement cette proposition, le secrétaire d’État auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ruralité avait cependant estimé que le volume de tiers-lieux et de télétravailleurs était encore insuffisant pour engager une réflexion plus poussée sur ce sujet. La proposition est par ailleurs jugée à contretemps par le sénateur de Haute-Garonne Claude Raynal. « C’est une réflexion qu’il sera plus aisé à mener lorsque la CVAE aura retrouver son niveau de 2019, et connaîtra une dynamique positive, puisqu’il est toujours plus facile de partager une richesse nouvelle qu’une richesse déjà affectée », avance-t-il. Mais le sénateur, également président de la commission des finances au Sénat, considère que la question mérite d’être posée. « Au lieu de créer des mètres carrés supplémentaires de bureau dans les métropoles, cette nouvelle répartition de CVAE contribuerait à financer les tiers lieux dans les territoires ruraux. Redistribuer une part de la richesse créée par les salariés/habitants de ces territoires aiderait à faire face aux dépenses publiques qu’ils génèrent ».

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